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Analyser et produire une identité de marque à l’aide de la sémiotique et de la sémiologie

Formation tout à distance

Cette formation a pour objectif d’exposer les concepts du premier niveau d’analyse de la sémiotique peircienne. A partir de cette théorie, en introduisant un moment formel dans l’analyse grâce à l’utilisation des catégories universelles et de sa théorie des signes, nous transférons à l’apprenante les éléments méthodologiques pour analyser un message (verbal et non verbal) et l’identité de marque. Dans la description phénoménologique de l’expérience, l’approche sémio-pragmatique prend en compte tous les éléments de signification hic et nunc. Les liens entre les différents éléments sont appréhendés à l’aide des catégories (émotion, fait, concept) permettant de comprendre leurs articulations.

Objectifs

  • Appréhender les outils conceptuels de la sémiotique
  • Mettre en pratique à partir d’études de cas
  • Analyser un message de marque

Contenus

  • Partie 1 : Séance 1 : L’objet de la sémiotique (2h)
    • 1. Le processus de perception
    • 2. La définition du signe
    • 3. Les catégories de signes : icone, index, symbole
  • Interpréter des signes (2h)
    • 1. Interpréter les signes
    • 2. Signe à interpréter et à construire à partir d’un brief
    • 3. Signes de la stratégie publicitaire
  • Les concepts de la sémiotique peircienne appliquée à la marque (3h)
    • 1. La marque : un objet sémiotique
    • 2. L’identité de marque : ce qu’est la marque ?
    • 3. Les représentations sociales de la marque
  • Partie 2 : mise en application à partir de cas fournis par l’apprenante
    • Séance 1 : extraire et analyser les entretiens à l’aide d’un entretien (2h)
    • Séance 2 : extraire et analyser les signes dans un focus groupe (2h)
    • Séance 3 : le noyau dur et les éléments périphériques de l’identité de marque (3h)

Méthode

Notre formation comprendra 2 temps.

Temps 1 : Nous exposerons tout d’abord le cadre théorique en en précisant les concepts principaux afin d’aborder la méthodologie « pas-à-pas » en disséquant les différentes étapes de l’analyse.

Temps 2 : Nous prenons en application la méthode à l’aide d’exemples tirés de l’expérience professionnelle de l’apprenant.

Public de la formation

Avoir une connaissance empirique de l’identité de marque

Niveau Bac + 2

Lieux et dates

Nos sessions se déroulent tout à distance plusieurs modules en cours

Tarif

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"Déconstruire les stéréotypes de sexe dans l’animation"

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Les femmes dans l’entrepreneuriat

En partenariat avec le campus des métiers et des qualifications Design et Industries créatives Occitanie

EXPO le sens de l'égalité - les femmes dans l'entreprenariat

L’histoire des femmes dans l’entrepreneuriat

Dès les années 1920, des associations ou des clubs féminins vont se créer pour soutenir l’accès des femmes aux postes à responsabilités professionnelles. En France, nous pouvons citer Suzanne Noël (1878-1954) https://fr.wikipedia.org/wiki/Suzanne_Noël. Ces clubs ont pour objectif d’organiser des actions communes. Ils sont fréquentés par des femmes de classe moyenne et supérieure. A l’époque, les clubs n’étaient pas mixtes. Le Rotary club (fondé en 1905) et le Lions club (1917) refusent les femmes. Suite à une intervention pour attitude discriminatoire de la Cour suprême des Etats-Unis, ils deviendront mixte en 1987. Le militantisme spécifique des femmes chef.fes d’entreprise prend forme avec Yvonne Foinant (1892-1990) https://fr.wikipedia.org/wiki/Yvonne-Edmond_Foinant. A la libération, elle fonde l’association Femmes chefs d’entreprise qui existe toujours. https://www.fcefrance.com/. De nombreux clubs de femmes existent aujourd’hui afin de promouvoir les femmes à la tête d’entreprise. Ils ont pour objectif de favoriser l’échange, la mise en réseau mais aussi de proposer des pratiques et conceptions de l’entreprise qui se veulent alternatives.

Aujourd’hui

Le site de la cheffe d’entreprise interviewée : https://www.laetitiamodeste.fr/

Lors d’une journée d’études dans le département du Gard mais également à l’occasion d’animation de tables rondes, j’ai rencontré différents réseaux de femmes cheffes d’entreprises. Je restitue ici les redondances de leurs propos. Elles témoignent généralement de la difficulté de produire un discours sur soi. « Le discours sur soi demande un apprentissage. Or les femmes ont moins l’habitude de parler d’elles et de se mettre en valeur. Elles doivent acquérir cette confiance. Il y a une question d’estime de soi. Quand les personnes réalisent un bilan, on les amène à rencontrer d’autres personnes. C’est une richesse. »

Je leurs avais demandé pourquoi les femmes étaient peu nombreuses à se lancer.

Les femmes entrepreneures disent avoir moinsconfiance en elles que les hommes à l’étape de prédémarrage de l’entreprise. L’envie de créer est bien là, d’ailleurs les femmes seraient plus imaginatives que les hommes.

L’explication se trouve dans les processus de socialisation.

La socialisation est un processus par lequel l’enfant et l’individu tout au long de sa vie est amené à intérioriser des codes sociaux relatifs au féminin et au masculin,
Ces différences de traitement entre les garçons et les filles se font de manière inconsciente et ne sont donc pas volontaires.

C’est donc une construction sociale. Comme le disait Simone de Beauvoir :

on ne nait pas femme, on le devient. Tout est une question d’apprentissage.

Simone de Beauvoir

Elles sont réticentes quand il s’agit de se promouvoir, de communiquer sans complexe leurs performances. Elles sont très humbles et ont peur d’être prétentieuses.
Comme le dit l’historienne Michelle Perrot

« les femmes sont silencieuses ».

Michelle Perrot


Même si l’irruption de paroles de femmes a émergé depuis le dernier demi-siècle, il reste des zones muettes. Le silence est l’ordinaire des femmes, il convient à leur position. La pudeur est la vertu des femmes, le silence son honneur.

Cette modestie féminine serait encouragée dès l’enfance. D’après elle, la reconnaissance est « sexuée » dès la naissance et perdure toute la vie. Par exemple, une petite fille sera félicitée pour son comportement mettant en pratique le « don aux autres, comme le service, l’aide, l’écoute et la gentillesse » tandis qu’un garçon sera encouragé à développer des qualités individuelles comme « la ténacité, le courage, l’ambition, le labeur, la combativité ». Donc, une fois rendue sur le marché du travail, les femmes se cachent derrière leur équipe ou minimisent leur succès pour éviter de paraître arrogantes, menaçantes… ou ambitieuses

Entreprendre c’est être auteure de soi et donc passer du silence à l’affirmation de soi et rompre avec le déterminisme de sa socialisation.

L’importance de l’entourage est capitale

Elles ont besoin de se retrouver dans des réseaux solidaires pour se soutenir.

Les statistiques démontrent qu’elles ont plus fréquemment que les hommes (55%) un père chef d’entreprise, et encore plus souvent au moins un frère ou une sœur dans le même cas. Leur origine sociale apparaît aussi plus diversifiée. D’où l’importance d’avoir des modèles de créateurs d’entreprises dans son environnement social. L’habileté à développer leur réseau de contacts est quelque chose que les femmes considèrent comme un facteur critique de succès qu’il faut apprendre à maitriser et à aimer faire.

Bibliographie non exhaustive

Bard C. (sous la direction de) avec la collaboration de Sylvie Chaperon, Dictionnaire des féministes France XVIIIe -XXIe siècle, PUF, 2017, p.510-517.

Delorme-Hoechstetter M., Louli Sanua, Aux origines d’HEC Jeunes Filles, dans Travail, genre et sociétés 2000/2 (N° 4), p. 77-91. https://fr.wikipedia.org/wiki/Haut_enseignement_commercial_pour_les_jeunes_filles

Rabier M. Le ciel de plomb des organisations patronales, dans Travail, genre et sociétés 2016/1 (n° 35), Travail, genre et sociétés, 2016/1 n°35, p.87-105 https://www.cairn.info/revue-travail-genre-et-societes-2016-1-page-87.htm

Sitographie

Une étude auprès de toutes les entreprises en France, réalisée par Infogreffe : https://www.infogreffe.fr/etude-infogreffe-les-femmes-et-l-entrepreneuriat-en-2019

Paris, le 8 mars 2019 – A l’occasion de la journée internationale des droits des femmes, Infogreffe a dévoilé une nouvelle étude exclusive sur les femmes et l’entrepreneuriat en France. L’analyse des données issues de plus de deux millions et demi d’entreprises enregistrées sur Infogreffe permet d’observer une stabilisation de la situation des femmes dans le monde entrepreneurial, aujourd’hui largement dominé par les hommes.

Quiz :

Citez des noms de femmes cheffes de grande entreprise.

Quels sont, selon vous, les stéréotypes qui empêchent les femmes de se lancer dans la création d’entreprise ?

Les femmes durant la pandémie de la Covid-19

Panneau exposition le sens de légalité - Rosie la Riveteuse

Repères

Les femmes ont été au 1er rang de la crise sanitaire du Covid 19 ! L’épidémie a mis en lumière les inégalités sociales.
Vous avez toutes et tous, vu des femmes cousant des masques (elles sont appelées les petites mains), soignant les malades et les personnes âgées.
Les femmes ont été en première ligne du coronavirus tant au niveau professionnel car elles sont largement majoritaires parmi les personnels soignants et les travailleuses sociales, qu’au niveau privé car c’est sur elle que repose le plus souvent les tâches domestiques et éducatives.
De plus, la situation de confinement a favorisé l’augmentation des violences conjugales.

Explication de l’illustration bas les masques :

Des Françaises ont aussi lancé une pétition en ligne avec le hashtag #BasLesMasques dénonçant un «hold up sur le métier de couturier.e».

La pétition dénonce :
« le bénévolat (et) est en train de remplacer une industrie qui devrait être prise en charge par le gouvernement. » et demande de « prioriser l’emploi des professionnelles de la « couture ».

https://www.lesnouvellesnews.fr/sous-les-masques-le-sexisme-ordinaire/

Pour en savoir plus sur l’histoire de cette illustration sans le masque :
Catherine Mallaval, Mathieu Nocent, La véritable histoire de Rosie la riveteuse, Librio, 2019.

Dominique Meda, Le temps des femmes : Pour un nouveau partage des rôles, Broché, 2008.

1/ Les violences faites aux femmes et aux enfants :

https://arretonslesviolences.gouv.fr/

2/ Le développement du télétravail : une charge mentale supplémentaire

Les familles monoparentales

3/ Les femmes plus sollicitées que jamais : les travailleuses invisibles

La charge mentale
La charge mentale a été introduite dans les années 1980 dans le champ de la sociologie du travail (on parle de « charge mentale au travail » ou de « charge de travail mentale »). Elle est le pendant de la « charge (de travail) physique ». Cette notion décrit les pressions exercées sur le psychisme des travailleurs. Il existe également des indicateurs de charge mentale.

En 1984, la sociologue Monique Haicault dans « La gestion ordinaire de la vie en deux », utilise pour la première fois la notion de charge mentale dans la sphère du travail domestique, pour référer à la charge mentale spécifique des femmes (mariées, mères de famille, en activité). Il est question « de la journée redoublée » pour les femmes qui doivent
gérer quotidiennement deux espace-temps (avec des rythmes, des horaires, des échéances) inextricablement enchevêtrés.

Une BD sur la charge mentale :
En 2017, La BD d’Emma met en scène la charge mentale via le travail invisible quotidien et répétitif réalisé par les femmes. https://emmaclit.com/2017/05/09/repartition-des-taches-hommes-femmes/
Haicault, Monique, « La gestion ordinaire de la vie en deux », Sociologie du travail, vol. 26, n° 3, juillet-août-septembre 1984, pp. 268-277, repris dans

L’Expérience sociale du quotidien.
Corps, espace, temps, Ottawa, Les Presses de l’Université d’Ottawa, coll. « Sciences sociales », 2000, pp. 83-93.

Patron, Sylvie, éd.,Small stories : un nouveau paradigme pour les recherches sur le récit, Paris, Hermann, coll. « Cahier Textuel », 2020.

Quiz :

Durant la période de confinement, avez-vous accompli des tâches ménagères ?
Si oui, indiquez les.

Pourquoi, selon vous, les métiers les mieux rémunérés sont ceux qui ne sont apparus comme indispensables durant la Covid ?

Doit-on dire le ou la covid ? L’académie a tranché ça sera « la » covid. Etonnant, non ?
https://www.franceculture.fr/sciences-du-langage/doit-dire-le-ou-la-covid-19

Pourquoi, selon vous, les métiers les mieux rémunérés sont ceux qui ne sont apparus comme indispensables durant la Covid ?

https://www.franceculture.fr/economie/dominique-meda-il-faut-revoir-lechelle-de-la-
reconnaissance-sociale-et-de-la-remuneration-des

Les femmes dans le numérique

En partenariat avec le campus des métiers et des qualifications Design et Industries créatives Occitanie

EXPO IRASS: les femmes dans le numérique

Repères

Le premier programme en informatique ainsi que le langage de programmation (Cobol) langage commun pour la programmation d’applications de gestion ont été créés par deux femmes, Ada Lovelace et Grace Hopper. Au début du XXe siècle, le mot ordinateur désignait les personnes qui réalisent des calculs pour des usages scientifiques ou militaires (cryptographie, calculs balistiques). Comme ces travaux sont répétitifs, fastidieux et minutieux, ils sont confiés aux femmes.
32 % des emplois actuels vont disparaitre ou être transformés par le numérique (la DARES).
Seulement 23% des femmes travaillent dans les métiers du numérique, selon une enquête de l’INSEE en 2017.

Bibliographie

Isabelle Collet, Les oubliées du numérique, aux Éditions Le Passeur, 2019.

Un livre essentiel pour comprendre pourquoi le numérique est massivement dominé par les hommes et quelles sont les solutions à mettre en place pour l’inclusion des femmes dans ce secteur, un enjeu crucial aujourd’hui.

Isabelle Collet est professeure associée en sciences de l’éducation à l’université de Genève, spécialiste de l’inclusion des femmes dans le numérique depuis plus de quinze ans. Elle a fondé l’ARGEF, l’Association de recherche sur le genre en éducation, est membre du Conseil d’administration de la Fondation femme@numérique et a été experte pour l’Union européenne sur ces questions. Son site : www.isabelle-collet.net

Cédric Villani et al., Donner un sens à l’intelligence artificielle : pour une stratégie nationale et européenne, Rapport public de mission remis en mars 2018.

Aude Bernheim et Flora Vincent, L’intelligence artificielle, pas sans elles ! coll. Egal à Egal, Belin, 2019.

Cet ouvrage est un outil essentiel pour comprendre les enjeux de l’implication des femmes dans le numérique. Les besoins des entreprises dans ce domaine sont considérables, 32 % des emplois actuels vont disparaître et il apparaît (selon la DARES) que 80 000 places seront à prendre dans le numérique. Il y a donc urgence à favoriser la présence des femmes pour des raisons d’emploi et d’éthique digitale.

Sitographie

Filmographie

Le travail des 6 premières programmeuses : Top Secret Rosies : The Femal « computers of WWII, réalisé par LeAnn Erickson

En février 1962, l’astronaute John Glenn est mis sur orbite. Il est le premier homme au monde à réaliser un tel exploit. L’opération est un succès, notamment grâce aux trois mathématiciennes afro-américaines qui ont rendu possible la réalisation d’une telle mission. Mais dans une Amérique sexiste et raciste, leur rôle et leurs travaux sont dénigrés, voire niés, par certains de leurs collègues

Les figures de l’ombre, réalisé par Theodore Melfi

Quiz :

Quel est le principal stéréotype attaché aux métiers du numérique ?

Pourquoi l’intelligence artificielle est-elle une machine à reproduire les inégalités de sexe ?

Les femmes dans le bâtiment

Exposition Les femmes dans le batiment

Repères

Historiquement, les femmes ont fait la preuve de leurs capacités physiques en exerçant des tâches physiquement dures qui se sont construites, par la suite uniquement au masculin. L’article de Sandrine Victor, « Bâtisseuses de cathédrales ? » (source : journal-edition.org) au sujet des premières bâtisseuses de cathédrales démontre que les femmes travaillaient autant que les hommes à leurs constructions. Quelques siècles plus tard, au xixe siècle, on trouvait des femmes travaillant dans les mines et/ou transportant à bout de bras de lourdes marchandises.

La première image liée aux métiers de chantier est leur pénibilité.

Elle est construite principalement autour du recours à la force physique. De fait, celle-ci reste dans le bâtiment un élément structurant de l’identité sexuée de la main-d’œuvre. Le genre du bâtiment est masculin et cela parce que les conditions d’exercice du travail y sont déclarées et construites comme physiquement pénibles. La sociologue Stéphanie Gallioz démontre dans son article La féminisation des entreprises du bâtiment : le jeu paradoxal des stéréotypes de sexe, sociologies pratiques, 2007/1 que la pénibilité du travail par l’utilisation de la force physique est une notion qui n’existe pas en soi. L’âpreté des tâches se construit aussi socialement. Le cas de la taille de pierre offre un exemple fort intéressant sur le sujet. Pour certains, la taille de pierre apparaît « moins difficile que la maçonnerie ». Cela s’expliquerait par le « côté artistique, l’“effet cathédrale” qui attire beaucoup les femmes ». Et de fait, beaucoup de femmes « se forment à la taille de pierre ». Ainsi pour Adriana (tailleuse de pierre, 23 ans), la maçonnerie apparaît plus dure que la taille de pierre, alors qu’il n’est pas contestable de penser que, dans les représentations communes, ces deux métiers se valent en termes d’utilisation de la force physique et de pénibilité au travail. Dans ce cas, c’est sans doute l’aspect esthétique qui, surpassant l’aspect physiquement dur, pourrait expliquer l’attirance (certes encore relative) des femmes pour cette activité. »

Quiz

Quel est le pourcentage de femmes travaillant dans le bâtiment ?

Les femmes dans la logistique et le transport

Exposition : les femmes dans la logistique et le transport

Repères

« Femme au volant, mort au tournant ». Cet adage en dit long sur les croyances populaires concernant la conduite automobile des femmes.

« Les études scientifiques permettent de mieux comprendre les stéréotypes de sexe associés à la conduite et leurs effets potentiels sur les comportements. Ces recherches montrent que certains stéréotypes sont connus et intégrés par les enfants dès la classe de 6ème. Ainsi, la conduite est perçue comme une activité masculine dès l’âge de 11 ans. La compétence de l’homme pour la conduite est alors interprétée comme innée. Sa maîtrise du véhicule l’autoriserait à prendre des risques sur la route. » 
(source)

Conduire est une activité qui permet d’accéder à la liberté.

Ce n’est qu’en 2018, que l’Arabie Saoudite lève l’interdiction aux femmes de conduire. La voiture, perçue comme un instrument d’émancipation, est considérée comme un outil permettant la débauche et la destruction de la société. Pour se déplacer, les saoudiennes doivent donc compter sur l’aide des hommes de leur famille ou doivent embaucher des chauffeurs particuliers.

Le renforcement de l’égalité professionnelle à travers des accords et des dispositifs dans les entreprises est un des leviers permettant d’améliorer l’attractivité de ces métiers. La présence de femmes dans l’entreprise permet d’améliorer la qualité de vie au travail et donc la performance. Enfin, elles conduisent, à moderniser la branche vis-à-vis de ses clients, de ses fournisseurs, de ses partenaires institutionnels et du grand public.

L’infographie sur les mesures en faveur de la mixité professionnelle, femmes, hommes :

https://www.gouvernement.fr/action/les-mesures-en-faveur-de-l-egalite-femmes-hommes

Quiz :

Quel est le stéréotype le plus répandu dans le transport, selon la cheffe d’entreprise ?

Pourquoi ?

Vigneronnes et présidentes d’un cru et d’une cave coopérative

exposition les femmes vigneronnes et présidentes...

Repères

Le département des Pyrénées – Orientales compte 2 femmes présidentes de caves coopératives pour 30 hommes et une seule présidente de cru pour 8 hommes, d’après les dernières données du Conseil Interprofessionnel des Vins du Roussillon. Quant aux caves particulières, elles sont 50 gérantes pour 480 gérants. Le cru et la coopérative de Maury ont eu l’audace d’élire deux femmes présidentes.

Dès la création de la cave coopérative de Maury, en avril 1910, les statuts de celle-ci ont comme particularité pour l’époque d’ouvrir l’accès de la société coopérative : « aux femmes non mariées majeures ; toutefois elles ne pourront pas faire partie du Conseil d’Administration ni de la Commission de Contrôle. » (Jacques Marmayou, préface de Jean Sagnes, Les terres noires, histoire des vignerons de Maury, eudesia, 2016).

Cet article s’adresse aux femmes non mariées car elles ne sont pas sous la tutelle du mari. Il faudra attendre 1938 pour supprimer l’incapacité juridique de la femme mariée.

Elles ont dû attendre plus de 100 ans, pour avoir accès aux responsabilités. Comme le démontre Jean-Louis Escudier, dans son ouvrage, Les Femmes et la vigne, une histoire économique et sociale (1850-2010), presses universitaires du Midi, l’activité viticole est un révélateur de la division sexuée du travail produisant des inégalités salariales. (Jean-Louis Escudier, Les Femmes et la vigne, une histoire économique et sociale (1850-2010), presses universitaires du Midi, 2016.)

Quiz

Qu’est ce qui guide leurs choix d’orientation ?

Qu’est-ce que le plafond de verre ?

Les femmes scientifiques

exposition les femmes scientifiques

Un rapport d’information parlementaire (mai 2018), sur les femmes et les sciences, commandé par la Délégation aux Droits des Femmes et à l’Egalité des chances entre les femmes et les hommes dirigé par madame Céline Calvez et monsieur Stéphane Viry tire un constat alarmant. « Les femmes occupent une place bien trop réduite dans les sciences et que malgré des avancées, la situation n’évolue que très lentement, voire présente parfois un certain recul. C’est le cas dans les sciences informatiques alors même que les enjeux des codes, algorithmes et intelligence artificielle vont déterminer grandement notre société de demain. Ces mutations peuvent être tout autant bénéfiques que désastreuses pour l’égalité entre les femmes et les hommes ; en tout cas, elles ne sauraient être neutres. » (page 5) Le rapport parlementaire démontre qu’elles sont moins nombreuses parmi les secteurs qui bénéficient de la meilleure intégration professionnelle et, par ailleurs, les femmes scientifiques sont de moins en moins nombreuses dans les filières les plus dynamiques. La filière informatique illustre ce constat. Pourtant, le premier programme informatique a été écrit par une anglaise, Ada Lovelace en 1843. Un langage de programmation porte son nom, Ada. Il est utilisé dans de nombreuses technologies de pointe.

En l’espace de vingt ans, la place des femmes en informatique a été divisée par deux« L’informatique est le seul domaine où, après avoir été proportionnellement bien représentée, la part des femmes est en nette régression, alors que dans toutes les filières scientifiques et techniques la part des femmes augmente, passant de 5 % en 1972 à 26 % en 2010 », constate Isabelle Collet, maîtresse d’enseignement et de recherche en sciences de l’éducation à l’université de Genève, journal Le Monde 29 janvier 2018. Plus le secteur de l’informatique va gagner en prestige et plus elles vont occuper une place de moins en moins importante.

Quiz :

Marie Curie est-elle connue grâce aux recherches de son époux Pierre Curie ?

Pourquoi ?

Les chiffres clefs de l’emploi

exposition chiffres cles emploi

Repères

La sociologue Margaret Maruani résume dans une formule simple mais percutante cet état des savoirs sur le travail des femmes : « Dans le monde du travail, les femmes sont partout, l’égalité nulle part » (p. 12). Travail et genre dans le monde. L’état des savoirs, Paris, La Découverte, 2013.

Les inégalités persistent, aussi bien en termes de métier exercé que de salaire. Bien qu’elles obtiennent de très bons diplômes, les femmes se retrouvent souvent cantonnées dans des emplois affiliés à un genre plus qu’à une compétence. Nous avons vu que les métiers étaient des constructions sociales. De plus, le travail des femmes se comprend mieux lorsqu’on l’analyse en lien avec la sphère familiale. Ainsi, c’est souvent sur elles que reposent l’éducation des enfants et la responsabilité de la famille. Cette difficile conciliation des temps de vie, ne leur permet pas toujours d’avoir des emplois à temps complet ainsi que de hautes responsabilités. Elles vont s’autocensurer.

Les femmes en vertu du Code civil ne peuvent pas exercer une profession sans autorisation de leur mari jusqu’à la loi du 18 février 1938 qui supprime la puissance maritale et l’incapacité de la femme mariée.

Quiz :

Quel est le métier qui compte le plus de femmes ?

Pourquoi ?

Les chiffres clefs de l’orientation

exposition les chiffres cles de l'orientation

Repères

Françoise Vouillot, maitresse de conférence en psychologie, explique les choix d’orientations des filles et des garçons dans son ouvrage, Les métiers ont-ils un sexe ?, Edition Belin, 2014.

Les femmes sont beaucoup plus concentrées dans le secteur tertiaire (88 %) que les hommes (65 %). Elles travaillent dans l’éducation, la santé, l’action sociale. Les garçons vont vers les métiers de la production, dans le bâtiment, le bois, la mécanique ou l’électronique. À la fin de la troisième, ils sont plus nombreux que les filles à aller vers l’enseignement professionnel, type CAP ou bac pro. Chez les ingénieurs, seuls 27 % des élèves sont des filles. Il en va de même pour les postes à responsabilité. Par exemple, 43 % des journalistes sont des femmes pourtant seules 9 % intègrent des postes de direction stratégique.

A l’occasion du 8 mars, journée internationale des droits des femmes, Filles et garçons sur le chemin de l’égalité, de l’école à l’enseignement supérieur réunit une série de données statistiques sur la réussite comparée des filles et des garçons depuis l’école jusqu’à l’entrée dans la vie active. La publication met en évidence les différences selon les sexes en matière d’orientation et de réussite.

www.education.gouv.fr/cid57113/filles-et-garcons-sur-le-chemin-de-l-egalite-de-l-ecole-a-l-enseignement-superieur-edition-2018.html

Quiz :

En quelle année,  la mixité devient-elle obligatoire dans tous les établissements publics ?

Pourquoi les filles et les garçons ne choisissent-ils.elles pas les mêmes orientations ?