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Analyser et produire une identité de marque à l’aide de la sémiotique et de la sémiologie

Formation tout à distance

Cette formation a pour objectif d’exposer les concepts du premier niveau d’analyse de la sémiotique peircienne. A partir de cette théorie, en introduisant un moment formel dans l’analyse grâce à l’utilisation des catégories universelles et de sa théorie des signes, nous transférons à l’apprenante les éléments méthodologiques pour analyser un message (verbal et non verbal) et l’identité de marque. Dans la description phénoménologique de l’expérience, l’approche sémio-pragmatique prend en compte tous les éléments de signification hic et nunc. Les liens entre les différents éléments sont appréhendés à l’aide des catégories (émotion, fait, concept) permettant de comprendre leurs articulations.

Objectifs

  • Appréhender les outils conceptuels de la sémiotique
  • Mettre en pratique à partir d’études de cas
  • Analyser un message de marque

Contenus

  • Partie 1 : Séance 1 : L’objet de la sémiotique (2h)
    • 1. Le processus de perception
    • 2. La définition du signe
    • 3. Les catégories de signes : icone, index, symbole
  • Interpréter des signes (2h)
    • 1. Interpréter les signes
    • 2. Signe à interpréter et à construire à partir d’un brief
    • 3. Signes de la stratégie publicitaire
  • Les concepts de la sémiotique peircienne appliquée à la marque (3h)
    • 1. La marque : un objet sémiotique
    • 2. L’identité de marque : ce qu’est la marque ?
    • 3. Les représentations sociales de la marque
  • Partie 2 : mise en application à partir de cas fournis par l’apprenante
    • Séance 1 : extraire et analyser les entretiens à l’aide d’un entretien (2h)
    • Séance 2 : extraire et analyser les signes dans un focus groupe (2h)
    • Séance 3 : le noyau dur et les éléments périphériques de l’identité de marque (3h)

Méthode

Notre formation comprendra 2 temps.

Temps 1 : Nous exposerons tout d’abord le cadre théorique en en précisant les concepts principaux afin d’aborder la méthodologie « pas-à-pas » en disséquant les différentes étapes de l’analyse.

Temps 2 : Nous prenons en application la méthode à l’aide d’exemples tirés de l’expérience professionnelle de l’apprenant.

Public de la formation

Avoir une connaissance empirique de l’identité de marque

Niveau Bac + 2

Lieux et dates

Nos sessions se déroulent tout à distance plusieurs modules en cours

Tarif

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"Déconstruire les stéréotypes de sexe dans l’animation"

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Appel à communication

Appel à communication dans la revue internationale de Sociologie et Sciences Sociales, Esprit critique

Le clientélisme a une très longue histoire. Ce sont les historiens de la Rome antique qui ont été les premiers à mettre au grand jour le rôle du clientélisme pour le fonctionnement politique de l’Urbs. Le lien de clientèle archaïque désigne dans un premier temps, un type particulier de relation inégale qui unit un affranchi, « le client », et son ancien maître, qui devient son « patron ». Il est très souvent évoqué comme une forme politique ancienne, traditionnelle, et un anachronisme des sociétés dites modernes. Pourtant çà et là, ici et là-bas, on en observe des survivances. Il sera question tant du type de rapport social auquel renvoie le clientélisme que de ses organisations formelles.

Dans ce sens, nous reprendrons la définition du clientélisme développée dans les travaux de Briquet et Sawicki. « (…) la notion de clientélisme sert à désigner des liens personnalisés, entre des individus appartenant à des groupes sociaux disposant de ressources matérielles et symboliques de valeur très inégale, reposant sur des échanges durables de biens et de services, généralement conçus comme des obligations morales unissant un « patron » et les « clients » qui en dépendent. » (Jean Louis Briquet, 1998, p.7)

Par action publique, nous entendons l’action qui dépend de l’espace où l’élu peut implémenter des dispositifs de politiques publiques. La décentralisation et la déconcentration ont eu pour conséquence de territorialiser l’espace de l’action publique, de privilégier un découpage territorial à un découpage sectoriel de l’action, de redéfinir les moyens et les ressources des acteurs territoriaux dans leur espace de pouvoir. Espace de pouvoir car le territoire n’est pas une donnée neutre, mais il a des ressources historiques, symboliques, économiques. L’Afrique a représenté un terrain de choix pour cette problématique. Mais également, on trouve, les villes et les pays du pourtour méditerranéen.
Le territoire est appréhendé comme une forme spécifique d’organisation, une construction sociale fondée essentiellement sur des logiques d’acteurs qui s’articulent selon des logiques économiques, sociales et politiques, souvent conflictuelles. De nombreux chercheurs soulignent la difficile coordination d’institutions entretenant parfois des clivages conflictuels. La notion de territoire, qui ne peut être dissociée de celle d’acteurs en interrelation, renvoie donc à la problématique du sens de la gouvernance territoriale et de la mise en œuvre de l’action publique.

L’action publique est utilisée par le politique pour rechercher le soutien de mouvements et de groupes sociaux attachés à certaines thématiques. Ainsi, on voit apparaître des dispositifs propres aux territoires.

La dimension anthropologique du concept de clientélisme permet de démontrer que la transaction entre patron et client n’est pas qu’une opération ponctuelle, organisée par une rationalité instrumentale. Elle est une relation entre deux personnes également affective reposant sur un système d’obligations réciproques. L’échange permettra de renforcer de sentiments de reconnaissance, de fidélité, d’amitié ou d’affection. Cet échange peut revêtir la notion de don de Marcel Mauss.

Dans L’essais sur le don Mauss explique qu’il y a une triple obligation : celle de donner, de recevoir et de rendre le présent. Le don est en fait intéressé (socialité, prestige, domination, séduction, rivalité), mais il est absolument irréductible à l’intérêt marchand. Ne pas rendre, c’est perdre la face et le prestige. L’obligation de recevoir appelle donc celle, non moins insistante, de la restitution sous une forme ou sous une autre, serait-ce celle de la reconnaissance ou de l’estime.
La relation de clientèle est une forme caractéristique d’échange social fondée sur l’échange de don et de contre-don.

Problématique Comment et pourquoi le clientélisme à un moment donné, sur un territoire donné peut-il conduire l’action publique ? Quels sont les ingrédients de l’émergence de l’utilisation par le politique de l’action publique ? Et inversement comment les actions publiques construisent-elles le territoire ? Comment mieux appréhender les interactions entre l’action publique, l’action politique et le territoire ? Comment se traduit la relation de clientèle en matière d’échange social ? L’inégalité dans une relation entraine-t-elle la dépendance ? La dépendance entraine-t-elle l’exploitation ?
Les propositions de contributions peuvent s’inscrire dans les axes suivants :

Axe 1 : Relation de clientélisme et construction d’un territoire

La relation de clientèle produit la « division sociale de l’espace », laquelle se définit comme la distribution différentielle de populations constituées (groupes, catégories, collectifs) dans un territoire. Elle peut-être aussi bien qu’un état qu’un processus. Elle renvoie à des phénomènes de concentration d’un groupe dans une unité spatiale, d’une spécialisation de ce groupe dans l’unité spatiale par rapport à un espace global. Cette différence de répartition renvoie au couple homogénéité / hétérogénéité.

C’est le critère du pouvoir qui produit cette séparation, suivant l’ordre social qui organise les liens entre les agents et entre les rapports sociaux. Elle fait référence à des politiques qui tendent délibérément à créer des séparations, des mises à l’écart, des territoires particuliers (enclaves). Le processus de séparation ou de concentration renvoie à un rapport social manifestement asymétrique, un rapport d’inégalité et de domination.

Elle soulève la question de la capacité des agents à négocier leur marge de manœuvre, à développer des stratégies pour échapper ou accepter leur positionnement dans cette construction du territoire. Quelles sont alors les formes, les tentatives d’action ou de résistance ?

Axe 2 : Relation de pouvoir et le corps des intermédiaires dans l’action publique

Ici, il sera question de réfléchir sur l’intervention sociale via les associations, les structures de collectivité territoriale et leurs différents agents.

De la même manière que pour l’axe 1, on s’interrogera sur la capacité des agents à négocier leur marge de manœuvre, à développer des stratégies pour échapper ou accepter leur positionnement dans cette construction du territoire. Quelles sont alors les formes, les tentatives d’action ou de résistance ?

Axe 3 : Dispositif territorialisé et outil de participation des habitants et des associations

Par des dispositifs territorialisés l’état propose une réponse d’adaptation de la volonté de l’état à la structure sociale locale. « L’étude de la pénétration de l’Etat dans des communautés sur lesquelles ce dernier tente d’avoir une autorité. » Jean-Louis Briquet et Frédéric Sawicki, Le clientélisme politique dans les sociétés contemporaines, PUF, 1998, p.12. Décrire dans ce cas les relations entre les populations et les détenteurs du pouvoir. Le clientélisme apparaît alors sous une forme de vertu civique, comme étant la manifestation concrète de la responsabilité de l’élu vis-à-vis de ses électeurs. Comment les habitants et les associations se saisissent-ils de ces dispositifs ? Seront privilégiées les contributions portant sur une étude de cas, des vécus d’expérience d’agents des corps intermédiaires, d’association (une circonscription, un parti, un candidat, un type d’acteur, un dispositif territorialisé,…) et reposant sur un matériel empirique (qualitatif et/ou quantitatif).

Axe 4 : La relation de clientèle en matière d’échange social

Parler de rapport de clientèle à la place du clientélisme, c’est étudier le lien entre deux personnes qui n’ont pas de lien de parenté, prises dans la relation de dépendance et ne plus s’intéresser aux pratiques, et aux stratégies des acteurs.

La lumière sera faite ici sur le caractère à la fois affectif et instrumental de cette relation sociale. Les deux critères sont en interdépendances car : un rapport purement instrumental ne serait pas un rapport de clientèle ; inversement, un rapport purement affectif dépérirait s’il ne se nourrissait pas dans un échange.

Diagnostic partagé en matière de lutte contre la précarité dans les Pyrénées-Orientales

L’institut a déposé deux dossiers de demande de subvention sur la thématique des travailleurs pauvres.  L’objet de la demande est de réaliser : un diagnostic partagé en matière de lutte contre l’isolement social, économique et sanitaire des travailleurs pauvres avec une comparaison géographique entre les Zones Sensibles Urbaines et les Zones de Revitalisation Rurales.